Résumé

Adolphe Saïsset Pétition adressée à l'Assemblée nationale (1872)

La fermentation de la classe populaire s'était accrue par l'abandon même des dépositaires de l'autorité : elle se plaignait hautement de ce que la République, proclamée à Paris, ne l'avait pas encore été à Capestang, preuve, disait-elle, de mauvais vouloir pour le nouvel ordre de choses et de regrets à l'égard de la monarchie.
Source : Gallica

Adolphe Saïsset Pétition adressée à l'Assemblée nationale (1872)

Parmi tous ces gens armés, quels étaient les auteurs des détonations qui s'étaient produites, pendant que je faisais signe aux gendarmes de rebrousser chemin ?
Impossible de le savoir; la foule était compacte, et échelonnée sur un terrain en pente, de sorte que les hommes des derniers rangs avaient pu décharger leurs fusils avec autant de facilité que ceux du premier, sans courir le risque de blesser personne au-devant d'eux. C'est justement ce qui était arrivé; car un ancien militaire, convaincu par l'instruction d'avoir tiré, était placé dans l'intérieur du groupe.
Source : Gallica

Adolphe Saïsset Pétition adressée à l'Assemblée nationale (1872)

Les messieurs réunis là dedans viennent de délibérer à votre égard; il y a eu divergence d'opinions sur ce qu'il fallait faire de vous ; l'un d'eux a beaucoup insisté pour que vous fussiez fusillé au préalable, et sans plus attendre...
— Me fusiller... eh! pourquoi donc?... quel crime ai-je commis?... a-t-on dit le motif de cette extrémité? Et quel est celui qui a mis une telle persistance à vouloir qu'on me fît passer par les armes? Est-ce le sous-préfet... le procureur de la République... le colonel?
Source : Gallica

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