Eugène Briffault

Résumé

Eugène Briffault Le duc d'Orléans, prince royal… (1842)

Ce qui frappait le plus les regards, c'était l'aspect des colonels qui accomplissaient autour du catafalque la veillée funèbre, une garde de six heures. L'attitude de ces chefs était admirable ; ils avaient le maintien valeureux et dévoué des anciens preux; ils donnaient à tous ceux qui obéissaient à leurs ordres un noble exemple de leur respect pour la discipline militaire.
Le 3 août, la cérémonie funèbre fut célébrée, dans l'église Notre-Dame, en présence de tous les corps de l'État, et d'une assemblée qui occupait toutes les places dont on avait pu disposer.
Source : Gallica

Eugène Briffault Le duc d'Orléans, prince royal… (1842)

Le char funèbre est d'une admirable magnificence. Il est attelé de huit chevaux couverts de caparaçons noirs qui traînent jusqu'à terre le riche éclat de leurs broderies en bossages d'argent. Leur tête est couverte d'immenses panaches en plumes noires. Le cercueil, placé sur le char, est couvert d'un immense poële de velours noir frangé d'argent et croisé en drap d'argent. Le char lui-même est richement ciselé. Sur l'impériale , un groupe de quatre figures représentant des génies ailés, et appuyées sur des faisceaux de drapeaux tricolores voilés de crêpes, soutient une couronne royale en or.
Source : Gallica

Eugène Briffault Le duc d'Orléans, prince royal… (1842)

C'est alors qu'à tout ce qui brise le coeur, se joint tout ce qui blesse et afflige le regard ; la nature tout entière est froissée dans ces hideuses étreintes.
Le corps exposé et embaumé, le triple cercueil, l'urne pour le coeur, la chapelle ardente , les torches funéraires, les prières sans cesse retentissantes, l'autel toujours desservi, la psalmodie funèbre, les visites de tout le clergé et des prêtres venus de lointaines contrées, les formidables doutes qui tourmentaient une croyance toujours timide devant la justice céleste, les regards
Source : Gallica

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