Résumé

E.-Ch. Bourseul Quelques traits de la vie du prince royal… (1843)

Oui, fils du maréchal Ney, vous remplissiez l'office de banquier ; mais vous étiez le banquier du malheur ; mais au lieu d'escompter des billets de commerce, vous escomptiez les placets et les prières de la veuve et de l'orphelin; vous semiez l'or du Prince royal, vous répandiez partout ses bienfaits, et de cet immense capital de nobles actions, le seul intérêt que vous étiez heureux de recueillir pour lui, c'étaient les bénédictions du pauvre et l'amour d'un grand peuple !
Source : Gallica

E.-Ch. Bourseul Quelques traits de la vie du prince royal… (1843)

Le 12 avril 1793, le duc de Chartres se met en route, accompagné de César Ducrest, son aide de camp. Il ne possède que de faibles ressources; mais son instruction, sa sagesse et sa résignation au malheur lui en feront trouver sur la terre qui lui accordera l'hospitalité. C'est là son espérance !... Mais; hélas! l'hospitalité, cette planche de salut après le naufrage, lui est partout refusée. Il cherche vainement à s'établir à Zurich, à Zug et ailleurs;—-c'est un proscrit, on le repousse et on lui dit que la Suisse ne peut le recevoir.
Source : Gallica

E.-Ch. Bourseul Quelques traits de la vie du prince royal… (1843)

Puis, causant familièrement avec lui, il l'interrogeait avec intérêt sur son âge, sur son pays et sur sa famille. — J'ai vingt-deux ans, répondait mon frère, et je suis né dans la Bretagne. — J'en suis bien aise pour vous, lui disait le prince. J'aime beaucoup les soldats bretons ; leur bravoure à toute épreuve, leur dévouement à leurs chefs, et leur fidélité au drapeau, sont des vertus militaires que les enfants de la Bretagne possèdent au degré le plus émanent.
Source : Gallica

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