Résumé

Le duc d'Aumale et le 17e régiment d'infanterie légère (1841)

Telle a été, en Afrique, la vie active, intrépide, infatigable du 17e régiment de ligne ; retenus depuis plusieurs années sur ces routes difficiles, dans ces gorges profondes, sur ces crêtes menaçantes de l'Atlas, les braves qui le composent n'étaient pas oubliés par la France; l'oeil maternel de la patrie suit avec orgueil le soldat ou le citoyen qui s'expose pour elle sur de lointains rivages, ou plutôt elle s'y transporte elle-même avec eux ; car un célèbre législateur l'a dit : « Partout où est le drapeau, là est la patrie !... »
Source : Gallica

Le duc d'Aumale et le 17e régiment d'infanterie légère (1841)

Le peuple français n'est jamais ingrat pour quiconque lui porte le tribut de quelque gloire. Jeune prince, hier encore il se bornait à vous honorer, et voilà qu'aujourd'hui, pour vous être montré brave au milieu des braves, vous avez droit à ses hommages, à son admiration.
Le duc d'Aumale, fils des rois, était accueilli par lui avrec un respect cérémonieux ; le jeune colonel du 17e régiment, brûlé du soleil d'Afrique et éprouvé par la fatigue des combats, plaît à tous les yeux, charme tous les coeurs. Qu'il soit l'enfant chéri de la patrie, lui qui l'a noblement servie.
Source : Gallica

Le duc d'Aumale et le 17e régiment d'infanterie légère (1841)

Les soldats, dit-il, descendaient sur le môle en criant : Vive la France ! le prince était un enfant sérieux et recueilli. Le drapeau n'était plus qu'une grappe de loques noires hachées, au bout d'un bâton. L'enthousiasme n'avait point été préparé par des moyens officiels, ceux qui commandent la ville ne voulant pas intervenir dans la joie populaire, afin d'en laisser tout le mérite aux citoyens. Les grandes journées s'accomplissent ainsi ; un rayon de soleil les fait éclater à l'improviste bien mieux qu'une harangue d'édile.
Source : Gallica

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