Résumé

Antoine Madrolle Dieu devant Paris dans la journée du 13 juillet… (1842)

Un cabriolet de place venait de Paris, le cheval était fatigué, le cocher refusait de venir sur ses pas : « Va, dit le prince, songe que tu mènes un frère vers son frère qui se meurt. » Disant ces mots, il prend les rênes, le cocher bat son cheval, ils arrivent ainsi près de la maison mortuaire ; mais à cet instant, le cheval s'abat, le cabriolet se brise, le prince tombe à trois pas de là sur les pavés ; il se relève, et prend sa course jusqu'au lit du duc d'Orléans : « Mon frère ! mon frère ! Oh ! Joinville, que vas-tu dire? Oh ! Nemours, où es-tu? »
Source : Gallica

Antoine Madrolle Dieu devant Paris dans la journée du 13 juillet… (1842)

Dans la terrible et fatale série de calamités qui ont frappé la maison royale de France, aucune n'a éprouvé plus à l'improviste cette famille dévouée, aucune n'a répandu plus de deuil sur les destinées futures du pays que l'accident qui a coûté la vie à Ferdinand d'Orléans, héritier présomptif de la couronne. Quoi de plus irrégulier, de plus mystérieux, de plus sévère que les décrets de la Providence abaissant au niveau des destinées communes des jours si souvent et si merveilleusement mis à l'abri des coups des conspirateurs et des menaces de l'anarchie!
Source : Gallica

Antoine Madrolle Dieu devant Paris dans la journée du 13 juillet… (1842)

La Providence vous force à la bénir encore... Les grands sentiments nationaux sont les grandes forces. La France veut être libre, forte, Eternelle ; à chaque crise qui la menace ou qui l'ébranle, elle grandit et s'affermit sur elle-même. Il est beau de voir un tel peuple s'incliner religieusement sous la Main de Dieu; puis, après avoir porté le deuil et fermé avec vous la tombe ouverte si prés du trône, reprendre sa tâche intorrompue par la mort....
Source : Gallica

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