Résumé

Louis Seyrand A bas les Tonkins ! ! ! Procès électoral… (1885)

Ah! monsieur le candidat, les bras m'en tombent, à mon tour! C'est sérieusement que vous parlez? Et vous me demandez avec sang-froid ce que je reproche à la République? Mais je lui reproche de nous avoir donné tout le contraire de ce que vous nous aviez promis en son nom : la persécution religieuse, au lieu de la paix des consciences; l'oppression et l'arbitraire au lieu de la liberté ; la dilapidation folle dans les finances, au lieu de l'économie et du bon marché ; les impôts toujours croissants, au lieu du dégrèvement ; le marasme dans les affaires, au lieu de la prospérité
Source : Gallica

Louis Seyrand A bas les Tonkins ! ! ! Procès électoral… (1885)

Jules Ferry, vous le verrez, Monsieur, a semé à Lang-Son l'herbe qui étouffera la République.
— Je ne partage pas votre pessimisme, père Jean, la paix est faite.
— Oui, mais on se hat toujours ; et là où l'on ne se bat pas, on massacre ! On dresse à nos troupes des embûches perfides ; on tue nos missionnaires et les chrétiens favorables à la France. Et tout cela, parce que votre Brisson continue les Ferry, et exige que de Courcy soit diplomate au lieu d'être militaire.
Source : Gallica

Louis Seyrand A bas les Tonkins ! ! ! Procès électoral… (1885)

Comme le maréchal, traître à sa patrie, vous mériteriez tous de passer en conseil de guerre !
— Vous oubliez, père Jean, que « monsieur » Freppel, député de la droite, a constamment voté les crédits avec nous.
— Je le sais bien. Et mes compliments, messieurs, de votre reconnaissance à son égard, en lui refusant systématiquement tout ce qu'il vous a toujours supplié de maintenir au budget. Mais, remarquez bien que monseigneur Freppel, s'il vote comme député, vote aussi comme évêque. Il se place tout à la fois au point de vue du Français, de l'homme d'État et du chrétien.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature