Guillaume Delmas

Résumé

Guillaume Delmas La Terreur et l'Eglise en 1871… (1871)

Celui-ci sortait du greffe, accompagné d'un clerc, serviette sous le bras, et n'était autre que le fameux procureur de la Commune, Raoul Rigault. Il était proprement vêtu, portait le linge blanc (chose rare à la police) . Sa taille, médiocre comme ses facultés, sa barbe épanouie en queue de paon, semblaient indiquer un petit crevé de carrefour. Ses traits flétris, un front ridé, le faciès affadi jusqu'à l'abrutissement, des allures roides qui devaient s'accommoder avec la brutalité, l'eussent fait reconnaître entre cent pour un communeux. Ce citoyen devait s'adorer seul.
Source : Gallica

Guillaume Delmas La Terreur et l'Eglise en 1871… (1871)

« — Citoyen président, j'ai demandé la parole, je la réclame, j'entends répondre au préopinant? — Après moi, » fit encore Verdier, dont la position devenait cruelle. « Citoyens et citoyennes, dit-il, je remets la question sur le tapis.
Convient-il que le citoyen prêtre parle à la réunion, l'autorisez-vous ? — Oui ! oui ! » criait la foule.
« — Non! non! » répliquaient le groupe et le bureau.
Le pauvre président redoutait d'un côté de s'aliéner l'esprit du peuple, et de l'autre de se compromettre
auprès de la police.
Source : Gallica

Guillaume Delmas La Terreur et l'Eglise en 1871… (1871)

« Citoyen , y a-t-il un Dieu? »
Fatigué de se déplacer, le citoyen Curot me dit : « Enfin, je ne puis pas vous garder ici jusqu'à demain !
— Si vous ne pouvez pas attendre, lui répondis-je, que j'aie reçu mes vêtements, procurez-vous une voiture. Car cet assassinat dont vous prétendez me sauver, vous m'en avez très bien fait courir le danger. Je ne sortirai pas une seconde fois, en soutane et à pied! — Ohl non, citoyen commissaire, fit le capitaine, muet jusque-là, nous avons été sur le point d'être tous massacrés ! — Qu'on cherche donc une voiture ! » fit Curot mécontent.
Source : Gallica

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