L. Van Keymeulen

Élements biographiques

L. Van Keymeulen Revue des Deux Mondes

« J’ai dans mon humble ménage une femme et trois petits enfans, pour qui je gagne une maigre subsistance, mais je ne donne pas mon refrain pour une façade de granit ; chanter est mon lot sur terre : ce n’est pas une mine d’or, mais ma chanson, c’est ma vie. »
Ce chanteur de rue, insouciant, désintéressé, sans colère contre le sort si dur qu’il soit, se révoltant seulement contre l’injuste dédain des hommes, chantant comme l’oiseau parce qu’il est né pour cela, et sans autre éducation que celle de la nature, c’est Van Ryswyck lui-même.
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L. Van Keymeulen Revue des Deux Mondes tome 109…

L’action presque nulle, mal conduite et médiocrement intéressante, se traîne de chapitre en chapitre entre des conversations sans vivacité et des descriptions en style d’ingénieur. A moins d’être Hollandais ou d’avoir à écrire une étude sur Multatuli, on se décide difficilement à suivre jusqu’au bout ce flot de prose qui coule d’une allure à la fois saccadée et lente, charriant de distance en distance une observation neuve, une idée originale, comme les fleuves de l’île des Bataves portent sur leurs eaux grisâtres des bateaux richement chargés.
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L. Van Keymeulen Revue des Deux Mondes

Le plus étendu des poèmes de Van Beers et incontestablement son chef-d’œuvre dans le genre narratif, c’est Begga, sorte d’idylle urbaine d’un caractère mi-populaire, mi-bourgeois. Ici les joies et les misères de la vie humble et bornée sont peintes avec tout le relief de la réalité, avec tout le charme de la poésie. Jamais l’écrivain n’a mieux allié le pittoresque du langage familier avec la pureté de la langue littéraire.
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