Résumé

Charles Pradier Mémoires d'un spahis, ou Six ans en Afrique… (1852)

Djerid, mon beau coursier, un arabe à la prunelle ardente, au sabot léger comme l'aile de l'hirondelle, s'est abattu; il fouille le sable avec ses naseaux pour y chercher la fraîcheur. Un frémissement sourd s'est fait entendre, un vent brûlant vient par raffales ; battre nos visages; les yeux, les narrines, la bouche aspirent un sable vitrifié. Tout le monde s'est prosterné la face contre terre, car ce sont les signes précurseurs du simoun, du sirocco. Tenez, le voilà qui mugit; il déplace des montagnes de sable, il en roule les atomes dans ses monstrueux tourbillons
Source : Gallica

Charles Pradier Mémoires d'un spahis, ou Six ans en Afrique… (1852)

L'homme qui n'aurait jamais eu peur et qui entendrait pour la première ibis un rugissement pareil à celui que poussa le lion en ce moment, sentirait un frisson courir dans ses veines; l'animal bondit d'une distance de quinze à vingt pieds et vint tomber les ongles sur le canon du fusil de chasse que le maréchal-des-logis-chef avait eu la présence d'esprit de mettre en travers ail'dessus de sa tête, il prit ce fusil cotre ses dents et l'écrasa comme s'il eut été de plomb.
Source : Gallica

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