Résumé

Breistroff Épisode de 1815 dans le Briançonnais… (1850)

A la chevelure couleur de sanguine , aux rayons visuels tout à fait divergents, au visage criblé de grains de petite vérole et de taches de rousseur, enfin, au sourire éminemment sardonique de celui à qui appartenaient ces deux mains, les Piémontais auraient évidemment reconnu Eloi Gaudri, s'ils l'avaient connu auparavant. Car c'était lui qui venait d'empêcher encore son camarade de faire feu sur eux, et de lui persuader, non sans peine, qu'il valait mieux s'en défaire comme des renards, quoique la peau des uns ne fût pas aussi précieuse que celle des autres.
Source : Gallica

Breistroff Épisode de 1815 dans le Briançonnais… (1850)

Il saisit avec rage son fusil qu'il avait quitté un moment. A son geste, au bouleversement de ses traits, sa compagne, horriblement effrayée, ne doute pas qu'il n'aille commettre un crime. Hélas ! l'infortunée ne prévoyait pas qu'il allait se souiller de plus affreux encore! Elle se précipite en travers de la porte, pour empêcher son mari de sortir, et saisit en même temps de ses deux mains le canon du fusil, qu'elle serre convulsivement pour l'arracher des siennes.
Source : Gallica

Breistroff Épisode de 1815 dans le Briançonnais… (1850)

Eh bien, continua-t-il, nous allons bientôt franchir le ruisseau qui sert de limites aux communes de Saint-Chaffrey et de Briançon : quand vous serez sur la rive gauche, vous partagerez mon juste orgueil, Monsieur, en apprenant qu'en 1815, de si désastreuse mémoire, le pied de l'ennemi n'a pas foulé ce sol vierge et sacré de la patrie, car vous n'êtes pas sans savoir que Briançon a refusé d'ouvrir ses portes aux troupes étrangères, quoiqu'il ne fût gardé que par une poignée de braves appartenant à l'armée, quelques douaniers et les habitants de la commune.
Source : Gallica

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