Jules Quesnay de Beaurepaire

Jules Quesnay de Beaurepaire

Résumé

Portrait de Jules Quesnay de Beaurepaire Jules Quesnay de Beaurepaire Croquis de femmes

L’incendie cependant se développait, invisible et mystérieux, au-dessus de leurs têtes, dans sa formidable incubation. Jaquette, la sueur au front et haletante, regardait.
À cet instant, un Silésien se leva avec lenteur au milieu de la grange, s’étira, enjamba ses compagnons et s’approcha du feu de bivouac. Elle discernait tous ses mouvements aux pâles clartés du matin. De la pointe de son sabre court, l’homme fouilla les cendres : le foyer éteint resta sans flamme et sans chaleur.
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Portrait de Jules Quesnay de Beaurepaire Jules Quesnay de Beaurepaire Croquis de femmes

Tant qu’il n’y a pas de croix plantée dans le cimetière, se résigne-t-on à croire qu’on a perdu ce qu’on aime ? L’ami cher n’était peut-être que blessé. On en voyait alors tous les ans revenir au pays, des disparus et des prisonniers. Lui, si beau, si fort, il se guérirait là-bas ; tout le monde s’empresserait à le soigner, car on l’aimait partout, rien qu’à le voir, le vaillant garçon ! Et il arriverait par la brèche du chemin creux, tout pâle encore, mais la joie dans les yeux, et crierait du bout de la haie :
« Ma Jaquette, c’est moi.., Je t’aime. »
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Quoi ! notre terre, notre terre à nous, qui fait pousser le blé de France, porte la marque des souliers prussiens, et la rage n’allume pas votre sang ? Ah ! mon Jacques, tu es bienheureux d’avoir reçu le coup de la mort à Leipzig, sur le terrain de nos victoires, puisqu’il n’y a plus de braves gens au pays à cette heure !
— Mille diables ! Tu crois ça, pour de bon, la Jaquette ? Attends un peu. Ohé ! vous autres, les enfants du Plessier : en route ! On ne meurt qu’une fois, allons-y !
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