Résumé

Une Fête de famille au Mont-d'Or lyonnais… (1845)

Un faible rayon brisé, à travers les vitraux de l'abside et qui descendait sur l'autel chargé des couleurs tendres et brillantes du paysage voisin, y semait une auréole vive, un sourire calme, une sérénité reposée , une joie pieuse.
Cette fête de famille me plongea dans de douces et secrètes pensées ; ce fut un instant de ravissement. Ce qui ouvre le ciel à une âme rêveuse et tendre , ce qui lui cause une sainte extase , c'est ce que je venais de voir et d'entendre. Heureux et bénis ceux qui aiment et qui croient, ceux qui font de toute philosophie une religion !
Source : Gallica

Une Fête de famille au Mont-d'Or lyonnais… (1845)

La nature, qui est une constante merveille embellit le théâtre où la religion place ses autels. Le lieu où s'élève cette demeure est l'extrémité du vallon même, qui s'ouvre dans la montagne et finit à Roche-Cardon ; les arbres à la flèche élancée, ceux à vaste ombrelle, à la ramure mobile et gracieuse, qui percent çà et là une mer de verdure, enverront à cette église de la fraîcheur, de l'ombre, du silence et l'encens des fleurs.
A Limonest, le passé et l'avenir se donnent la main. Le village moderne s'élève à côté du village ancien !
Source : Gallica

Une Fête de famille au Mont-d'Or lyonnais… (1845)

Le manoir féodal de la Baroilirère, en partie caché dans les bois qui en dépendent, se décelait anciennement aux voyageurs par ses tourelles perdues dans la cîme des chênes centenaires. Cette demeure fut, vers les premiers jours du siècle , en quelque sorte, le berceau d'un enfant qui avait reçu en naissant le nom gracieux de Paul; plus tard , le ciel lui en réservait un autre. Il était doué par la nature d'une âme aussi pieuse que tendre, et de l'imagination la plus sensible et la plus colorée.
Source : Gallica

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