Hippolyte Leroy Dupré

Avesnes (1849)

Résumé

Hippolyte Leroy Dupré Avesnes (1849)

On comprend facilement d'après ces faits pourquoi, malgré son immense fécondité, la population française n'augmenta jamais d'une manière sensible; le chiffre de la mortalité égalait à peu près celui des nombreuses naissances. Aujourd'hui plusieurs des conditions premières sont changées : les hommes de notre époque, par de magnifiques travaux, ont créé une science inconnue au Moyen-Age, l'hygiène publique et privée. C'est elle qui a répandu sa vive lumière sur le monde entier ; les bienfaits de la civilisation ne sont qu'une conséquence de ses découvertes.
Source : Gallica

Hippolyte Leroy Dupré Avesnes (1849)

Ce malheur n'arrive pas à Avesnes deux fois par année. Dans une petite ville les passions sont plus calmes, la vie est plus paisible et s'écoule dans une douce monotonie qui est peut-être le bonheur : de là moins de violence dans les sensations et les rapports sociaux, partant, moins de chance de destruction. La vie de province peut être quelquefois comparée à celle du cloître : elle n'est agitée que par des émotions peu vives ; le système nerveux n'est pas surexcité et on vit sans secousses pour vivre longtemps.
Source : Gallica

Hippolyte Leroy Dupré Avesnes (1849)

Consommation alimentaire. — En voyant le luxe et l'abondance qui nous environnent, on serait tenté de croire que nous vivons d'une manière plus substantielle que nos aïeux, que la viande de boucherie est plus commune sur nos tables, et qu'un vin généreux nous aide à réparer les forces dépensées par une vie active: c'est une erreur. Depuis un demi-siècle, la viande de boucherie diminue en France d'une manière notable. De 1830 à 1841,
celle diminution, dans la France entière, a été de 8, 6/10 pour cent.
Source : Gallica

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