Résumé

Coup d'oeil sur l'administration française dans la province de Constantine… (1843)

Faut-il que l'assassinat, le parricide, la trahison, ne trouvent plus de répression? faut-il, lorsqu'un meurtre sera commis sur nos soldats par un Arabe dont la tribu sera connue; faut-il, parce que cet Arabe ne peut être condamné par nos tribunaux ordinaires, tomber avec des troupes sur cette tribu, y tuer hommes, femmes, enfans, vieillards, y faire ce qu'on appelle une razzia ? Sans doute on approuvera en France, parce qu'en France non plus qu'en Algérie on ne veut laisser impunément égorger nos soldats. On dira que les lois de la guerre peuvent légitimer ces représailles.
Source : Gallica

Coup d'oeil sur l'administration française dans la province de Constantine… (1843)

Croit-on de bonne foi en France que, pour arriver au même but, on eût pu appliquer aux Arabes nos formes judiciaires européennes? N'est-ce point une dérision?
Quel est, en effet, le but d'une exécution à mort? C'est que le sang versé frappe de terreur ceux qui voudraient imiter le criminel qu'on livre au supplice. En Europe, où les populations sont stables, où les traditions sont exactes, peu importe, pour atteindre le résultat, que l'exécution soit plus ou moins prompte.
Source : Gallica

Coup d'oeil sur l'administration française dans la province de Constantine… (1843)

Emparez-vous de Sétif, de Djimilah et de leurs environs sur votre route, puis établissez-vous à Ferdjiouah, écrivez à tout le monde, réunissez-les à vous et recevez-les bien. Mais vous me dites de parler avec Ben-Ba-Ahmed (le caïd Aly, aujourd'hui kalifa de la partie Est) et de nous attirer la partie Est. Premièrement, Ben-Ba-Ahmed ne jouit d'aucune considération ou influence parmi les musulmans; secondement je ne puis lui parler, ni rien lui dire, parce qu'il est considéré comme Français, et il n'aime personne autre qu'eux. Il existe entre lui et moi une grande inimitié.
Source : Gallica

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