Résumé

Dr Boucher Impressions de voyage de Marseille à Constantine… (1904)

Le lendemain, nous reprenions la route de Marseille où nous arrivions, après une heureuse traversée, par une brume matinale inquiétante.
Le capitaine a pris la direction du bateau, on est dans un brouillard dont rien ne perce l'opacité.
La cloche sonne à bord sans interruption, mais le son lui-même ne s'entend pas. L'hélice s'arrête et reprend quelques instants pendant lesquels nous parcourons quelques mètres, puis nous stoppons.
Rien n'est angoissant comme cette marche dans la brume, plus redoutable que la nuit.
Source : Gallica

Dr Boucher Impressions de voyage de Marseille à Constantine… (1904)

De grands goélands tournoient autour du bateau. Des marsouins soulèvent leur dos arrondi au-dessus de la surface de l'eau et paraissent vouloir lutter de vitesse avec nous. C'est un plaisir de les apercevoir se jouer au milieu des bouillonnements d'écume blanche, que laisse notre hélice, et qui seuls interrompent la monotonie de ce grand rond indigo tirant insensiblement au noir qui nous entoure et nous étreint de toutes parts.
Source : Gallica

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