Ludovic Halévy,
Deux mariages : un grand mariage…
(1883)
“ Si fou se trompe, c'est pour la vie! Cela vaut la peine qu'on y pense. Je veux faire un mariage sérieux. Il ne s'agit pas de s'amouracher à première vue d'un monsieur blond ou brun et de dire à sa mère, le soir, en rentrant : « Maman, voilà celui que j'aime! Maman, voilà celui que je veux ! » Non, il ne faut pas s'emballer. Et je ne m'emballerai pas! J'ai déjà refusé, au printemps dernier, cinq prétendants fort acceptables, mais qui ne m'offraient pas cependant tous les avantages de naissance, de fortune et de situation dans le monde, auxquels il me paraît que j'ai droit de prétendre. ”
