Eugène Forcade — Charles de MAZADE

Résumé

Eugène Forcade — Charles de MAZADE Revue des Deux Mondes

Il faut reconnaître enfin que jamais peuple et gouvernement n’ont été en position de faire dans des conditions plus honorables la concession qui est aujourd’hui demandée à l’Amérique. En désavouant une capture opérée par l’initiative arbitraire d’un officier naval sans aucune des garanties de la justice légale, sans l’intervention et la sanction d’une cour d’amirauté, les États-Unis, loin de renoncer à aucun de leurs principes politiques, ne feraient que rendre hommage à la doctrine qu’ils ont professée en tout temps sur le droit des neutres.
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Eugène Forcade — Charles de MAZADE Revue des Deux Mondes

Qu’il plaise aux États-Unis de ne rien céder sur l’affaire du Trent et de ne pas retirer le prétexte de guerre qu’un de leurs officiers a fourni à l’Angleterre, sans doute nous le regretterons profondément dans leur intérêt ; mais il ne nous sera pas permis de voir dans cette manifestation d’hostilité du peuple américain contre la politique anglaise une menace pour nos principes et notre sécurité en matière de droit maritime. Les États-Unis ne cesseront pas pour cela d’être ce qu’ils ont toujours été, les défenseurs de la liberté des mers.
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Eugène Forcade — Charles de MAZADE Revue des Deux Mondes

Tous les hommes politiques des États-Unis qui sont en Europe tombent au surplus d’accord sur la nécessité et la justice de la restitution des commissaires saisis à bord du Trent. Le général Scott, qui, malgré ses soixante-dix-sept années et ses infirmités, a quitté la France, où il arrivait à peine et où il venait chercher le repos, pour retourner en Amérique, rapportera à ses compatriotes les impressions de l’opinion européenne, et il est impossible que ses conseils n’empruntent pas une autorité touchante à la marque de dévouement qu’il donne à sa patrie.
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