Joseph Méry,
La guerre du Nizam
(1847)
“ La salle entière attendait Semiramide. Quand elle parut, les cinq rangs de loges éclatèrent, comme un vaisseau à cinq ponts qui ferait feu de tous ses sabords. Deux hommes seuls n'applaudirent pas, Lorenzo et Patrick. Au moment où le grand prêtre entonnait le Fra tanti regi e popoli, la cantatrice lança vers la loge de Patrick un de ces regards rapides et lumineux que les actrices savent si bien adresser à un seul visage et dissimuler à toute une multitude. Patrick vit le ciel s'entr'ouvrir, et toutes les joies de la vie entrèrent dans son coeur. ”
