Aimé Van Rod

Résumé

Aimé Van Rod La Terreur du fouet

Vous allez voir !
Marthe, au comble de l’épouvante, ne cessait de pousser des cris, des gémissements, des interjections de tristesse et elle le suppliait de la façon la plus insistante.
Mais il ne se laissait pas apitoyer et il commença à la fustiger de toute sa force. Certes, son bras ne valait pas celui de Trichard, mais la cravache, fine et solide, coupait comme un sabre et Trichard, avec une cruauté perfide, bien calculée, ouvrait de plus en plus le compas des jambes écartées, si bien que les coups de M. Nicolas, dirigés de haut, causaient des ravages effroyables.
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Aimé Van Rod La Terreur du fouet

Il frappa avec plus de violence, comptant les coups d’une voix lente, égale. Il espaçait les coups et la secousse que Marguerite en éprouvait jusqu’au fond de son cerveau était littéralement affolante. Elle ne parvenait plus à prononcer un mot. Les sanglots l’étouffaient, laissant place, seulement, à des cris désespérés, des cris qui n’avaient plus rien d’humain et semblaient plutôt provenir d’un chien qu’on égorge.
Lui, toujours de bonne humeur, disait :
— Ça va bien. Je n’aime pas les choses faites à moitié. Du moment qu’une femme gueule, il faut qu’elle donne toute sa voix. Hein !
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Aimé Van Rod La Terreur du fouet

Ses yeux luisaient d’une joie féroce. La pauvre Marguerite, suffoquée par les transes, grelottait de peur et ne trouvait pas un mot à prononcer pour implorer une pitié qu’elle connaissait impossible.
Il ne se pressait pas, jouissant de la terreur que son attitude et ses paroles éveillaient dans cette victime qu’il regardait de ses yeux cruels, en ricanant.
Les deux petites filles de Trichard, Rose et Berthe, battaient des mains, donnaient tous les signes d’un plaisir exubérant, tandis que le nourrisson dans son berceau continuait à dormir sagement, souriant aux anges.
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