A. Matthey

Résumé

A. Matthey La revanche de Clodion (1879)

Quelque chat qui aura sauté sur la futaille, ou fait tomber une pierre, murmura-t-il.
Cependant il resta près d'une minute, l'oreille attentive, l'œil aux aguets.
Delmont retenait sa respiration jusqu'à la suffocation. Il n'avait qu'une peur : c'était qu'on entendit les battements de son cœur.
Enfin l'abbé se retira lentement, ferma la fenêtre avec soin et laissa retomber le rideau.
Pendant un quart d'heure encore le père de Georgette resta immobile, n'osant ni se redresser, ni faire un mouvement, craignant que l'abbé n'exerçât une surveillance cachée, ou n'eût l'idée de descendre.
Source : Gallica

A. Matthey La revanche de Clodion (1879)

Me Steinbach avait dû, devait rêver un mariage brillant pour son fils, devait avoir pour lui de l'ambition. Et Georgette ne pouvait être un parti qu'aux yeux d'un homme qui mettrait, au-dessus des considérations du monde, la pitié pour une jeune fille injustement frappée; qui chercherait, dans le mariage de son fils, non pas des satisfactions d'amour-propre et d'intérêt, mais le bonheur qu'une femme de cœur et d'esprit, dévouée, courageuse, aimante, peut procurer à l'homme qui lui confie son existence et lui remet celle de ses enfants.
Source : Gallica

A. Matthey La revanche de Clodion (1879)

Steinbach, le front penché et les sourcils froncés, avait repris sa promenade, plus saccadée que d'habitude.
— Georgette, — continua Olivier, — a la preuve de l'innocence de son père, mais cette preuve est cruelle ou terrible, — à quel égard, je l'ignore. — Peu importe ! — Cette preuve, son cœur se déchire à la fournir. — Elle qui aime tant son père, elle qui a veillé sur sa mémoire et poursuivi sa réhabilitation, pendant sept ans, avec une énergie, un dévouement si admirables, — elle hésite, elle demande, comme une grâce, qu'on ne la force pas à parler.
Source : Gallica

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