Hélène Jégado

Définition et enjeux

Pierre Bouchardon Hélène Jégado, l'empoisonneuse bretonne (1937)

Je voudrais seulement que vous vous expliquiez encore sur le degré d'intelligence d'Hélène Jégado?
— Ecoutez. J'ai eu, chez moi, bien des domestiques. Ma maison en a compté jusqu'à douze à la fois. Aucun n'a témoigné d'une intelligence aussi vive et aussi souple. Je tiens en outre cette fille pour un phénomène d'hypocrisie.
Source : Gallica

Pierre Bouchardon Hélène Jégado, l'empoisonneuse bretonne (1937)

Françoise Huriaux enfin, de l'antipathie qu'elle a fait naître.
« Quand on a vu Hélène Jégado, quand on l'a entendue, quand on a pu apprécier cette nature froide, impassible, inébranlable, on ne peut, ni douter de sa raison, ni lui refuser une intelligence plus qu' ordinaire, ni se tromper sur les véritables mobiles de ses actions. Elle a satisfait les plus détestables passions et elle a eu foi dans l'impunité. « On ne prouvera pas qu'elle eût jamais eu de l'arsenic; on ne lui en a jamais vu entre les mains; on ne l'a jamais vu en mettre dans les aliments ou dans les breuvages de personne. »
Source : Gallica

Pierre Bouchardon Hélène Jégado, l'empoisonneuse bretonne (1937)

D'Auray à Vannes
A cette heure de sa vie, Hélène Jégado éprouve quelque lassitude. Elle a passé tant de nuits au chevet des moribonds! Elle va frapper à la porte du couvent du Père Eternel, à Auray. Ses façons benoîtes, sa piété édifiante la font accueillir et même, pendant un certain temps, bien voir.
Mais on s'aperçoit vite que le diable est entré avec elle au monastère. Non que personne y meure, car elle n'a pas accès à la cuisine, mais sa méchanceté sait s'exercer dans le domaine qui lui est laissé.
Source : Gallica

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