Décembre-Alonnier

Résumé

Décembre-Alonnier Les merveilles du nouveau Paris… (1867)

La plus belle de toutes les places de Paris c'est, sans contredit, la place de la Concorde. Elle est bornée au sud par la Seine, que l'on traverse sur un pont magnifique appelé pont de la Concorde, à l'est, par le jardin des Tuileries, au nord par l'ancien garde-meubles et le ministère de la marine, qui laissent apercevoir la Madeleine par la rue Royale, et à l'ouest par les Champs-Elysées, où s'étend la belle avenue des Champs-Elysées terminée par l'arc de triomphe de l'Etoile.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier Les merveilles du nouveau Paris… (1867)

Une promenade de trois ou quatre heures devenait pour lui un voyage de circumnavigation, et il descendait à terre non moins affamé que les matelots d'un bâtiment naufragé.
Le canotier de nos jours est bien moins prétentieux; au lieu de s'enfumer dans un café, il va se livrer à un exercice salutaire qui ouvre et son appétit et sa gaieté. Toute son ambition se borne à dépasser ses amis de vitesse, à arroser de copieuses libations les fritures de Bercy et du Bas-Meudon, et à faire danser celle qui a captivé son coeur aux bals champêtres d'Asnières ou de l'île Saint-Denis.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier Les merveilles du nouveau Paris… (1867)

Le boulevard Montmartre semble réaliser déjà les merveilles d'un conte des Mille et une Nuits : les vitrines des magasins étalent au regard émerveillé de riches cachemires et dentelles, des bronzes précieux, des objets d'art de tout genre. Les cafés rivalisent en beauté avec ceux du boulevard des Italiens ; parmi eux il en est trois qui jouent un rôle important dans le monde des lettres; nous voulons parler du café des Variétés, de Suède et de Madrid; ce dernier est chaque jour, de trois à cinq heures, le rendez-vous des chroniqueurs et des correspondants des journaux de province.
Source : Gallica

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