Résumé

Les trois électeurs démocrates… (1848)

Vous êtes électeurs, donc vous devez aller déposer votre vote dans l'urne électorale.
PÈRE GEORGES.
Un soldat de plus ou de moins, c'est peu de chose dans une armée de quarante mille hommes.
M. LUCIEN. Oui, père Georges, mais une voix de plus ou de moins, un jour d'élection, c'est beaucoup.
Quand on vous convoque pour une élection, arrivez les premiers, arrivez tous; car, là où les voix se comptent plutôt qu'elles né se pèsent, une seule voix peut faire pencher la balance et faire entrer au conseil un homme qui vous est entièrement dévoué.
HONORÉ. Permettez, monsieur Lucien.
Source : Gallica

Les trois électeurs démocrates… (1848)

Vous êtes électeurs, vous êtes aussi éligibles de par la loi. Donc on aurait mauvaise grâce à dire, que vous êtes des fous ou des ambitieux si vous désirer siéger au conseil de votre commune;
Vous êtes laboureurs !... Depuis quand votre condition est-elle une condition vile? Il y a eu un temps où le laboureur, le nourricier de la patrie était esclave; mais, Dieu merci, ce n'est plus de même la charte de l'évangile a condamné, flétri, annulé l'esclavage.
Vous êtes ouvriers ! mais le fils de Dieu , en travaillant de ses mains, n'a-t-il pas relevé la dignité du travail ? Vous êtes ouvriers !
Source : Gallica

Les trois électeurs démocrates… (1848)

HONORÉ.
Je vous suivrai, père Georges.
PÈRE GEORGES.
Il n'y a point à hésiter. — Comment ! dans un temps où tout le monde a faim et soif de liberté, et où la constitution donne à chaque citoyen des droits qui, autrefois, étaient le privilège du plus petit nombre des habitants de la France, nous autres paysans et ouvriers renoncerions bêtement à nous servir de nos droits? Si quelques intrigants, sans mérite ni science, sans sincère amour du peuple, réussissaient à se faire nommer, ce serait bien...
Source : Gallica

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