Fortuné Roustan, Troisième mémoire présenté à M. le président et à MM. les juges du Tribunal correctionnel de… (1877)
“ TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE VERSAILLES Les souffrances d'un Prévenu Bonapartiste soumis à un dur régime cellulaire. Mon grabat est comme un cercueil (1) . Par mes larmes, par ma souffrance, Mon Dieu, rendez-moi l'innocence, L'innocence et son noble orgueil (2) Lit, traversin de paille dure Ne sont pas faits pour me calmer : C'est une indicible torture; Mes yeux ne peuvent se fermer. (1) Mon dur grabat, en effet, n'est guère plus large qu'un cercueil dans lequel un mort, étendu mollement, serait très à l'aise et pourrait au besoin jouer des coudes. ”
