Résumé

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Pièces relatives à la saisie de lettres et de papiers dans le domicile de MM. Goyet et Pasquier… (1820)

La diffamation que n'a pu empêcher la tribune qui retentissait dans toute la France, la tribune fermée la permettra dans toute sa latitude. J'invoque le souvenir de ce que j'ai fait, j'espère que la partie constitutionnelle de la nation n'oubliera pas qu'il n'y a plus de liberté de la presse, qu'aucun moyen d'explication, de réfutation, de réclamation, n'est laissé à ceux que la censure livre aux bêtes féroces, comme les empereurs livraient aux bêtes féroces les captifs désarmés. Nous entrons dans une carrière d'où toute publicité est bannie, pas un mot de vérité ne pourra être imprimé.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Pièces relatives à la saisie de lettres et de papiers dans le domicile de MM. Goyet et Pasquier… (1820)

Il ne suffit pas de calomnier les gens à la tribune, en leur opposant la clôture quand ils veulent répondre. Il ne suffit pas de les calomnier dans les journaux, en leur opposant la censure quand ils veulent répondre. L'opinion fait justice de ces manoeuvres, et l'on sait quelle épithète la chambre a fait insérer et maintenir dans son procès verbal contre un de ses membres, pour une accusation entièrement semblable par sa fausseté aux accusations portées contre nous.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Pièces relatives à la saisie de lettres et de papiers dans le domicile de MM. Goyet et Pasquier… (1820)

DE MM. GOYET ET PASQUIER.
LES journaux officiels ont épuisé toute la dialectique de leurs rédacteurs pour tromper la France sur l'illégalité de la saisie ordonnée au Mans, par M. le directeur général de la police. Le discours d'un ministre à la tribune, deux articles dans le Moniteur, trois dissertations dans le Journal de Paris, ont à l'envi dénaturé des faits attestés par des témoins nombreux et irrécusables. La censure étant là pour protéger ces altérations, le pouvoir a cru qu'il en serait des actes arbitraires commis dans la Sarthe, comme des troubles de Paris.
Source : Gallica

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