Résumé

Charles Louis François Goyet Accusation de non-révélation, justice tardive…

M. Lefêvre, juge d instruction , a donc décerné son mandat ayant de savoir si le tribunal du Mans ferait droit à sa revendication , avant d avoir reçu, lu et médité les papiers qui, suivant l'arrêt, avaient été renvoyés au Mans, et y étaient encore le douze août. Il est aussi impossible de concilier les différentes assertions contenues dans l arrêt de la cour royale de Paris, du 29 décembre, qu'il est difficile de distraire un citoyen de ses juges naturels! Il est vrai que certains magistrats ont des lumières que les autres hommes n'ont pas.
Source : Gallica

Charles Louis François Goyet Accusation de non-révélation, justice tardive…

De suite j'adressai la parole à monsieur le jugé d'instruction; je lui observai que je n'avais aucun moyen d'empêcher qu'il procédât à une perquisition dans mon cabinet, s'il agissait d'office ou par. délégation d'un autre juge d'instruction; mais que je ne reconnaissais point au nommé Pascal, quoique délégué de monsieur le directeur général de la police, qualité légale pour fouiller dans mes papiers; avec d'autant plus de raison que mes cartons contenaient dès papiers et valeurs qui n'y étaient que comme dépôts, et en ma qualité d'agréé au tribunal, de commerce.
Source : Gallica

Charles Louis François Goyet Accusation de non-révélation, justice tardive…

Je représentai que. le législateur avait cru devoir donner le droit au juge d'instruction, dans certains cas, de pénétrer dans les secrets des familles ; que ce droit n'avait été donné qu'à lui, qu'il ne pouvait le déléguer qu'à un juge d'instruction ; que je m'opposais à ce que l' agent de police de Paris lût mes papiers, parce qu'il n'avait ni qualité ni aptitude pour discerner ceux utiles à la manifestation de la vérité. (Art. 87 du Code.)
Source : Gallica

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