Résumé

Portrait de Karl Marx Karl Marx L’Allemagne en 1848

C’était le grand homme que les envieux poursuivent parce qu’il les gêne, qui ne voit partout que rivaux, ennemis intimes, embûches. C’était le prophète élu de pays en pays, qui portait en poche une recette toute prête permettant de réaliser le ciel sur la terre et qui se figurait que chacun s’employait à la lui voler. Déjà, à Londres, il s’était brouillé avec les gens de la Ligue. À Bruxelles, où surtout Marx et sa femme s’étaient montrés plein de prévenances pour lui et avaient fait preuve à son égard d’une patience surhumaine, il n’avait pu s’entendre avec personne.
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Portrait de Karl Marx Karl Marx L’Allemagne en 1848

« La bourgeoisie (allemande) — y compris ses philosophes et ses écrivains — pourrait-elle nous présenter une œuvre semblable aux « garanties de l’harmonie et de la liberté » ayant trait à l’émancipation de la bourgeoisie, — à l’émancipation politique ? Si l’on compare la médiocrité insipide, timide, de la littérature politique allemande, à ce début brillant, immense des ouvriers allemands, si l’on compare les premiers pas gigantesques du prolétariat la petitesse de la politique bourgeoise déjà émancipée, on peut prédire que le petit souffre-douleur acquerra plus tard une stature athlétique.
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C’étaient désormais des formes plus ou moins développées de la lutte historiquement nécessaire que cette classe devait mener contre la classe dominante, la bourgeoisie. C’étaient des formes de la lutte des classes, mais qui se distinguaient de toutes les luttes précédentes par ceci : la classe actuellement opprimée, le prolétariat, ne peut effectuer son émancipation sans délivrer toute la société de sa division en classes, sans l’émanciper des luttes de classes. Le communisme ne consistait plus dans la création d’un idéal de société aussi parfait que possible
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