Joseph-Armand Lallier

Joseph-Armand Lallier,  De la Propriété des noms et des titres… (1890)

“ Plus grave, plus préjudiciable, l'usurpation est en même temps plus facile. Celui qui, dans les actes de la vie ordinaire et de la vie civile, se sert d'une dénomination empruntée, ne disparaît pas derrière le nom dont il s'affuble; le plus souvent, il est personnellement connu, et ne peut être confondu avec les légitimes possesseurs du même nom. Un commerçant, au contraire, un industriel, n'est connu de la masse des consommateurs que par ses produits marqués de son nom : que si un tiers fait figurer le même nom sur des produits similaires, le consommateur est presque nécessairement trompé. ”
Source : Gallica

Joseph-Armand Lallier,  De la Propriété des noms et des titres… (1890)

“ Le droit de disposition est nul ou presque nul en matière de nom. D'abord parce qu'on ne saurait disposer d'une chose ou d'un droit dont on n'a pas la propriété exclusive : l'emploi de notre nom par nos homonymes peut occasionner des confusions fortuites qu'il nous est malaise de prévenir; mais du moins pouvons-nous mettre obstacle à la diffusion de notre nom, nous opposer à la cession qu'un de nos homonymes en consentirait à des tiers. En outre et surtout la nature même et la destination du nom le rendent incessible. Le nom adhère à la personne ; il est le reflet des qualités personnelles. ”
Source : Gallica

Joseph-Armand Lallier,  De la Propriété des noms et des titres… (1890)

“ En toutes autres hypothèses, et pour établir son droit à un certain nom, une personne n'a besoin d'exercer que l'action en rectification.
Plaçons-nous d'abord en matière de filiation légitime.
Nul ne peut mettre en mouvement une action en réclamation d'état, pour faire confirmer à son profit un état qu'il possède déjà de par son titre ou sa possession d'état : on ne peut réclamer ce qu'on a déjà. A la vérité, cette possession est fragile : quiconque ne fonde pas sa filiation sur un titre et une possession d'état concordants, est exposé de la part des tiers à l'action en contestation d'état.
”
Source : Gallica

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