Résumé

Vte de Poli La Maison de France et ses armes… (1897)

Il est de l'essence même de la féodalité qu'elles soient la propriété réciproque du seigneur et de la seigneurie, et même qu'elles soient plus intimement la propriété du fief que du fieffé, car le seigneur change, et les armoiries demeurent. La réciprocité est le fondement de la féodalité, avec le principe du droit à la terre, pour les uns parce qu'ils la fécondent au prix de leurs sueurs, pour les autres parce qu'ils la défendent au prix de leur sang. La possession héréditaire du sol implique l'hérédité de ce généreux mandat et prouve la noblesse de la race 3.
Source : Gallica

Vte de Poli La Maison de France et ses armes… (1897)

Le « Royaume de France » a été supprimé, mais la Maison de France n'en subsiste pas moins. Et ce dilemme s'impose à toute personne de bonne foi : Ou Monsieur le Duc d'Orléans est « le Roi », et alors il a le droit de porter les armes pleines de France ; ou bien il n'est qu'un simple particulier, et alors, comme tout gentilhomme, il a le droit de porter les armes pleines de sa race, non seulement comme Dux et Princeps generis, mais encore parce que, comme dit M. le comte de Foras, « la maladie de la brisure a cessé d'exercer ses ravages. »
Source : Gallica

Vte de Poli La Maison de France et ses armes… (1897)

Un fait qui prouve l'origine militaire des armoiries, c'est que dans les premiers temps les femmes n'en avaient pas, évidemment parce que, n'ayant pas à guerroyer, elles n'avaient ni écus, ni cottes d'armes, ni bannières, où elles pussent les porter. Sur leurs sceaux, l'épée chevaleresque est généralement remplacée dans leur main par une fleur ou par un oiseau ; les armoiries n'y apparaissent que lorsqu'elles tendent à devenir une propriété familiale, commune à tous les rejetons de la race.
Source : Gallica

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