Résumé

Histoire du général Cavaignac, président du conseil des ministres (1848)

Si une pareille lutte pouvait se prolonger, il faudrait désespérer de l'avenir de la République, dont vous voulez tous assurer le triomphe irrévocable. Au nom de la patrie ensanglantée ; au nom de la République que vous allez perdre ; au nom du travail que vous demandez et qu'on ne vous a jamais refusé, trompez les espérances de vos ennemis communs, mettez bas vos armés fratricides, et comptez que le gouvernement, s'il n'ignore pas que dans vos rangs il y a des instigateurs criminels, sait aussi qu'il s'y trouve des frères qui ne sont qu'égarés et qu'il rappelle dans les bras de la patrie.
Source : Gallica

Histoire du général Cavaignac, président du conseil des ministres (1848)

Citoyens, ce n'est pas seulement le présent, c'est l'avenir de la France et de la République que votre héroïque conduite va assurer. Rien ne se fonde, rien ne s'établit sans douleurs et sans sacrifices ; soldats volontaires de la nation intelligente, vous avez dû le comprendre. Ayez confiance dans le chef qui vous commande, comptez sur lui comme il peut compter sur vous. La force, unie à la raison, à la sagesse, au bon sens, à l'amour de la patrie, triomphera des ennemis de la République et de l'ordre social.
Source : Gallica

Histoire du général Cavaignac, président du conseil des ministres (1848)

« Soldats,
» La République est constituée, elle l'a été aux acclamations du pays. Une assemblée solennelle de la nation ne tardera pas à sanctionner-le premier acte de sa volonté.
» Soldats, le devoir, cette fois, vous est facile à remplir; vos bras appartiennent à la patrie, vous serez heureux de verser votre sang pour elle.
» Le gouvernement provisoire de la République m'a appelé à votre tête. Soldats, je ne m'y trompe pas ; si la nation n'avait eu besoin que d'un homme dévoué, son gouvernement pouvait presque jeter au hasard, parmi vous, le bâton de commandement.
Source : Gallica

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