Résumé

Le Mandat. Esquisse d'une constitution… (1871)

Heureux, si un scrutin divisé n'est pas le signal d'une guerre civile ! Mais ne leur demandez pas de choisir le magistrat intègre, l'administrateur éminent, peut-être obscur, qui serait le meilleur directeur d'une république. Elles ne le connaissent pas, elles se laisseront encore entraîner par le prestige d'un nom, elles éliront un général victorieux, un tribun ou un prince, trois sortes de destructeurs des républiques. Si vous voulez fonder une république rationnelle et durable, gardez-vous donc bien de demander pour le chef du pouvoir exécutif la consécration d'un vote populaire.
Source : Gallica

Le Mandat. Esquisse d'une constitution… (1871)

Je soutiens que dans le mandat que j'ai concouru à donner à une Assemblée souveraine , que dans le mandat qu'à son tour elle donne à un gouvernement, est renfermé celui d'influencer, loyalement et au grand jour, en un sens conservateur, les élections futures, et de ne pas laisser le suffrage universel sans direction et sans conseil, à la merci des agitateurs de la démagogie. Je soutiens qu'un gouvernement qui ne fait pas usage de sa légitime influence manque à une partie du mandat qu'il a reçu pour la défense de la société.
Source : Gallica

Le Mandat. Esquisse d'une constitution… (1871)

J'ai dit que, dans les sociétés anonymes, c'est l'assemblée unique des actionnaires qui représente tous les associés et qui élit le conseil de gouvernement. Cette assemblée unique est absolument souveraine, sauf qu'elle ne peut pas violer les statuts ou la constitution.
Quand les associés ne sont pas trop nombreux pour qu'une même salle les abrite tous, le droit de suffrage peut être universel, sans exclusion des femmes ni des mineurs, les femmes mariées autorisées ou représentées par leurs maris, les mineurs représentés par leurs tuteurs, le tout suivant le droit civil.
Source : Gallica

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