Maurice Croiset

Résumé

Maurice Croiset Revue des Deux Mondes

Il a eu, des premières, tout ce qu’il fallait pour donner à ses pièces de la vie, de la variété, de la force même, et par là, il a réussi à constituer, sous l’influence d’Euripide, une dernière forme de drame très distinguée et dont l’influence a été féconde. Malgré tout, c’est la faculté d’observer et de reproduire ce qu’il voyait qui semble avoir prédominé en lui. Il y a plus d’imitation directe de la vie, dans son théâtre, que de création puissante. Il a peint ses contemporains tels qu’il les voyait, et il les a bien vus.
Source : Wikisource

Maurice Croiset Revue des Deux Mondes

Le langage de Ménandre a un caractère scénique très prononcé, en ce qu’il vise avant tout au naturel et à l’imitation de la réalité. Il se garde soigneusement de tout ce qui trahirait l’application de l’écrivain ou une visée littéraire. Tout en s’exprimant en vers et en termes corrects, ses personnages ont l’air de parler comme on parlait couramment à Athènes. Évidemment, il y a là, de même que nous l’avons observé déjà à propos de leurs raisonnemens, une part d’illusion. Mais on ne peut nier que l’illusion n’existe, et il n’est pas sans intérêt de chercher à voir comment elle est produite.
Source : Wikisource

Maurice Croiset Revue des Deux Mondes

Nous n’y rencontrons pas de ces échanges de pensée, en quelque sorte rythmés, où l’attaque et la riposte se succèdent en courtes phrases également mesurées, comme cela se voyait si souvent dans la tragédie. Ici, rien ne semble déterminé à l’avance. Tout dépend de celui qui parle, comme dans la vie ordinaire. Mais cette liberté, le poète ne la livre pas au hasard. Bien qu’il n’use dans le dialogue que de deux sortes de vers appropriés à l’excitation plus ou moins vive des sentimens, chaque scène n’en est pas moins assujettie à un plan qui comporte bien des différences entre les parties.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature