Résumé

Ch. Galusky Revue des Deux Mondes

Il ne borne pas la philologie à l’étude des langues ni surtout à l’étude du grec et du latin. Tout ce qui peut jeter quelque jour sur la civilisation des anciens peuples, sur leurs mœurs, leur religion, leur caractère national et leur constitution politique, rentre dans la sphère du philologue. Aussi la philologie n’est-elle pas seulement une science auxiliaire destinée à hâter les progrès de la philosophie ou de l’histoire : elle a une existence propre ; c’est bien le moins qu’on lui laisse une place à elle sur le sol qu’elle a déblayé.
Source : Wikisource

Ch. Galusky Revue des Deux Mondes

Perrault et d’Aubignac sont impatientés d’entendre toujours louer Homère et la merveilleuse composition de ses poèmes ; un jour, il leur paraît plaisant de dire qu’Homère pourrait bien n’exister que dans l’imagination de ses admirateurs. Telle est l’histoire de toutes les idées vraies qui se mêlèrent dans cette longue lutte à tant d’hérésies. Ceux même qui ont raison ne savent pas pourquoi ; l’enthousiasme n’est guère mieux justifié que le dénigrement ; c’est toujours une bonne foi aveugle ou le plus frivole abus de l’esprit.
Source : Wikisource

Ch. Galusky Revue des Deux Mondes

La défense de l’erreur peut être piquante et amuser les loisirs d’un poète qui entre l’erreur et la vérité ne fit jamais un choix définitif. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Le nom de paradoxe, sous lequel on a toujours désigné le système de Wolf, ne saurait trancher la question. Si l’on veut mesurer l’espace qui sépare la vérité et le mensonge, que de place pour les paradoxes !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature