Richard Wagner,
L’Anneau du Nibelung
“ C’est à ton doigt l’anneau. C’est lui : — Suis mon conseil : Pour Wotan, jette-le loin !Brunnhilde. L’anneau ? moi, loin ?Waltraute. Aux flots qu’il retourne à l’instant.Brunnhilde. Aux flots rendre moi, l’anneau ? de Siegfried don d’amour ? Es-tu sensée ?Waltraute. Cède, vois mon tourment ! Du monde, en lui gît le sûr désespoir. Jette la bague loin, par les ondes. Notre misère s’achève si la maudite rentre en les flots.Brunnhilde. Ah ! sais tu ce qu’il est pour moi ? Peux tu l’apprendre, fille sans cœur ? Plus qu’un Walhall d’ivresse, plus que la splendeur des dieux m’est cet anneau. ”
