Résumé

Charles de Beaurepaire Essai sur l'asile religieux dans l'Empire romain et la monarchie française… (1854)

Les conditions sociales qui avaient nécessité la création de l'asile sous sa double forme, devaient faire de l'église comme du temple un contre-poids à la justice humaine, d'autant plus qu'il n'était point convenable que la véritable religion parût moins clémente que la fausse, et qu'il eût semblé impie de laisser subsister le privilège des statues impériales, sans attribuer une puissance au moins égale à l'autel de Dieu.
Source : Gallica

Charles de Beaurepaire Essai sur l'asile religieux dans l'Empire romain et la monarchie française… (1854)

Non-seulement l'église, avec son aitre souvent défendu comme une citadelle, était un asile plus inviolable que jamais ; mais les charrues, les croix posées le long des chemins, comme pour la défense des voyageurs, les prêtres, les religieux, les terres des saints, franches aumônes en Normandie, minihis en Bretagne, salvitates dans le Midi, les femmes elles-mêmes, par un privilége touchant de la faiblesse, participaient plus ou moins largement à cette faveur 8.
Source : Gallica

Charles de Beaurepaire Essai sur l'asile religieux dans l'Empire romain et la monarchie française… (1854)

Une génération plus humaine aurait pu lui reconnaître cet avantage de rendre la peine de mort d'une application moins fréquente. Mais, loin que la criminalité tendît à s'adoucir, elle allait devenir de plus en plus sévère sous l'influence du droit romain ; partant, le droit d'asile devait lui répugner de plus en plus. L'Église, d'un autre côté, n'avait plus le même intérêt à le soutenir. D'après saint Augustin, le prêtre n'intercédait qu'afin que le coupable eût le temps de se reconnaître et d'expier ses fautes par une vie de pénitence publique.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature