Résumé

Portrait de Jean Joseph Thonissen Jean Joseph Thonissen Études sur l'histoire du droit criminel des peuples anciens… (1869)

La lapidation, réputée la plus rigoureuse des peines, frappait l'inceste avec la mère, l'épouse du père ou la bru, le commerce illicite avec la fiancée d'autrui, la sodomie, la bestialité, le culte des idoles, la consécration des enfants à Moloch, la pratique de la magie et de la divination, l'excitation à l'idolâtrie, le blasphème, la profanation du sabbath, la malédiction jetée au père ou à la mère, la désobéissance obstinée aux ordres des parents (2) .
(1) La lapidation était réputée une peine plus rigoureuse que le feu, le feu que la décapitation, la décapitation que l'étranglement.
Source : Gallica

Portrait de Jean Joseph Thonissen Jean Joseph Thonissen Études sur l'histoire du droit criminel des peuples anciens… (1869)

Ne croyant pas le pouvoir social assez fort pour remplacer la vengeance par des moyens répressifs qui supposent une civilisation avancée, Moïse dut se contenter de la circonscrire dans d'étroites limites. A l'action désordonnée de l'individu offensé, il substitua la sentence calme et méditée des juges; il proclama le principe que le châtiment ne pourrait pas dépasser les proportions de l'offense; il écarta complètement le talion pour les blessures reçues dans une lutte; il alla, en un mot, aussi loin que le permettaient les idées et les mœurs du peuple destiné à vivre sous ses lois.
Source : Gallica

Portrait de Jean Joseph Thonissen Jean Joseph Thonissen Études sur l'histoire du droit criminel des peuples anciens… (1869)

Moïse prescrit impérieusement le supplice de celui qui verse le sang de son semblable. Écartant toute distinction entre l'homicide volontaire et l'homicide prémédité, il exige que le meurtrier et l'assassin soient, l'un et l'autre, impitoyablement mis à mort. Il défend de recevoir la « rançon du sang, » parce qu'il ne veut pas que les coupables puissent trouver dans leurs richesses le moyen de racheter leur vie. Il fait cesser pour eux l'immunité des villes d'asile ; il ordonne même de les arracher de l'autel où ils chercheraient un refuge.
Source : Gallica

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