Alexandre-Jean-Joseph de La Ville de Mirmont

Élements biographiques

Alexandre-Jean-Joseph de La Ville de Mirmont Oeuvres dramatiques de M. de La Ville de Mirmont… (1846)

MILLER.
Major!...
FERDINAND.
Mais pourquoi t'effrayer ? L'innocence troublée elle-même s'accuse. A croire un tel forfait mon âme se refuse : Oui, cesse de me voir comme un juge irrité; Je suis calme à présent, dis-moi la vérité. N'est-ce pas, cette lettre...
LOUISE.
Est de moi. Je mérite....
FERDINAND.
Non, te dis-je.... tais-toi.... tu ne l'as point écrite, Ce n'est pas là ta main; ces traits mal imités.... Non, ton coeur n'est pas fait pour tant de faussetés !... Prends pitié du tourment où le doute me plonge; Oui, rends-moi le bonheur, fût-ce par un mensonge; Qu'importe ?
Source : Gallica

Alexandre-Jean-Joseph de La Ville de Mirmont L'An dix-neuf cent vingt-huit, scène en vers… (1841)

VINCENT.
Ah ! malgré sa faiblesse, C'est une brave fille, un coeur plein de noblesse; Et je voudrais te voir préférer ses conseils A tous ceux de Dogard, Cluchet et leurs pareils.
VICTOR.
Laissons cela ; tu sais qu'un tel sujet m'afflige.
VINCENT.
Ta vie est un tourment.
VICTOR.
C'en est assez, te dis-je.
VINCENT.
Eh bien, n'en parlons plus; je me tais malgré moi.... Revenons à Céline. Elle est digne de toi; Car sa faute, à mes yeux, ne l'a point dégradée : Elle a cent qualités.
VICTOR.
Tu n'en as pas d'idée ! Qui ne faillit jamais n'a pas plus de vertu. Aussi je l'aime!...
Source : Gallica

Alexandre-Jean-Joseph de La Ville de Mirmont Oeuvres dramatiques de M. de La Ville de Mirmont… (1846)

L'occasion inspire, et fait naître l'espoir.
LA MARQUISE.
Madame, disposez de moi, de mon pouvoir; Parlez, et je vous sers avec un zèle extrême.
LA BARONNE.
Seule j'ai commencé, je finirai de même.
LA MARQUISE.
Ah ! fort bien ; je comprends où tendent vos désirs : Vous voulez à la cour prolonger vos plaisirs.
LA BARONNE.
Eh ! mais....
LA MARQUISE.
Oui, ceux qu'on goûte à la chasse peut-être?
LA BARONNE.
Peut-être.
LA MARQUISE. Ah ! votre but est facile à connaître !
LA BARONNE.
Arrêtez ! De sang-froid je sens que j'ai besoin, Madame, et vos discours m'entraîneraient trop loin.
Source : Gallica

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