Théophile Gautier,
La Peau de tigre
“ Heureusement, Petit-Pierre n’avait pas de public. Ni les arbres ni les rochers ne sont flatteurs. L’immensité de la nature, avec laquelle il était toujours en relation, le ramenait bien vite au sentiment de sa petitesse. Abondamment fourni, par le curé, de papier, de crayons, il fit un grand nombre d’études, et quelquefois, tout éveillé, il lui semblait avoir à la main le porte-crayon d’or à la pointe de feu, et la dame, penchée sur son épaule, lui disait : — C’est bien, mon ami. Vous n’avez pas laissé éteindre l’étincelle que j’avais mise dans votre cœur. ”
