Résumé

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Cinq coups de poignard et main de plâtre… (1846)

La contredanse finie, Louisy, au lieu de diriger sa danseuse du côté de l'estrade, l'entraîna lentement sous les arbres, dont le feuillage luisait aux réverbérations de quelques guirlandes de verres de couleur : elle ne résista pas. Trouvant l'abord de la dame si encourageant et si facile, le jeune homme ne tarda pas à lui raconter tout ce qu'il avait dans le coeur et dans la tête... tout ce qui s'était passé de bizarre en lui, depuis le jour où la fameuse main de plâtre lui était tombée sous les yeux: pour la première fois.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Cinq coups de poignard et main de plâtre… (1846)

Louisy sentit que ses jambes le soutenaient mal. C'était fort grave pour un danseur. Il ne pouvait s'imaginer que ce fût bien la dame idéale qui se trouvait ainsi réalisée près de lui,, sa main dans la sienne, prête à se livrer aux impulsions de la danse sous sa direction. A chaque pas, le pauvre enthousiaste s'imaginait voir s'abîmer l'apparition, et glisser hors de ses doigts la légère pression qui témoignait d'une façon palpable de la réalité de ce qui semblait un mirage à ses yeux.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Cinq coups de poignard et main de plâtre… (1846)

Louisy songea aux modèles d'atelier, à ces femmes qui ont pour état de prêter au pinceau du peintre ou au ciseau du sculpteur, la vue de ce que leur corps, semble offrir, se rapprochant plus ou moins du beau idéal. Mais Louisy avait trop fréquenté les ateliers, pour n'être pas à peu près sûr que si une femme de cette sorte avait possédé pareille main, le secret de cette merveille serait déjà venu à sa connaissance.
Source : Gallica

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