Clairville,
Daphnis et Chloé
(1849)
“ CHLOÉ. Me voir ! DAPHNIS. Alors, mon esprit voyage, voyage !... Nous nous promenons dans de superbes campagnes ; nos moutons y trouvent d’immenses pâturages, et pendant qu’ils broutent l’herbe tendre, tous deux nous allons nous asseoir sur un tapis de fleurs, au bord d’un clair ruisseau... et là... CHLOÉ. Et là... DAPHNIS. Eh bien, c’est toujours là que mon rêve s’embrouille... Ce que je veux, ce que je ressens, c’est un bonheur étrange, et qui me fait un bien... PAN, à part. Petit scélérat ! CHLOÉ. Mais ce rêve, c’est la réalité ! N’es-tu pas toujours auprès de moi ? ”
