Albert Delacour

Résumé

Albert Delacour Les Césars anarchistes

Exaspéré de trouver dans les classes éclairées le plus grand obstacle à ses rêves de liesse universelle, il devint leur ennemi comme Caligula, mais moins brutal ! Toujours inquiet et timide dans ses volontés, parce que trop intellectuel, il parut plus capricieusement cruel et fut tenu pour un monstre. Il rêva toujours d’accomplir ce que la mort avait interdit à son oncle : la destruction de Rome et l’anéantissement des classes réfractaires.
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Albert Delacour Les Césars anarchistes

On ne voulut point de l’abdication de Vitellius, on força le misérable à retourner au palais qu’il voulait fuir, et la Rome de Néron devint le théâtre d’une Commune sanglante et terrible. C’est en vain que les généraux passent à l’ennemi ; en vain que tout ce qu’il y a de notable se réfugie avec Sabinus, frère de Vespasien, dans le Capitole, comme pour se placer sous la protection des dieux : une cohue de soldats sans chefs et de plèbe sans armes, au nom de Vitellius, s’empare de la Ville ; les maisons des nobles, des riches, sont pillées, puis incendiées
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Albert Delacour Les Césars anarchistes

Alors que Caligula se comparait à Bacchus, l’Instinct-Dieu, Néron voulait être le Soleil et intellectualiser le peuple au lieu de l’abrutir. La société de l’avenir lui parut moins une arène de gladiateurs qu’un grand spectacle de chant et de déclamation, de mimes et de musique, une grande fête d’harmonies où toutes les facultés de l’homme trouvassent une équitable satisfaction
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