Résumé

Alfred-Louis Delattre Les Grandes statues du musée de Saint-Louis à Carthage… (1898)

« L'art est imposant dans l'ensemble ; l'exécution est soignée. On remarque sur le visage et dans les cheveux de la Victoire les traces d'une technique qui se retrouve en Gaule sur plusieurs monuments romains des premiers temps de l'empire, notamment sur les bas-reliefs du célèbre tombeau de saint Remi, sur ceux de l'arc de triomphe d'Orange et sur les monuments funéraires de Narbonne.
» Dès à présent, ajoute-t-il, on peut dire que ces sculptures comptent parmi les plus intéressantes qui soient sorties du sol antique de Carthage
Source : Gallica

Alfred-Louis Delattre Les Grandes statues du musée de Saint-Louis à Carthage… (1898)

Déjà M. Beulé, dans ses fouilles sur Byrsa, avait rencontré de ces dalles, enlevées, dit-il, au sanctuaire de Junon Céleste (1) .
Il y avait, en effet, à Carthage, un temple extrêmement vaste dédié à cette déesse, dont la place était pavée de dalles de pierre et entourée de colonnes. Templum nimis amplum, omnium deorum suorum aedibus vallatum, cujus platea lithostrata pavimento ac pretiosis columnis et mœnibus decorata, prope in duobus fere millibus passuum protendebatur (2) .
Tout ce que renfermé cette description peut s'appliquer à la colline de Saint-Louis.
Source : Gallica

Alfred-Louis Delattre Les Grandes statues du musée de Saint-Louis à Carthage… (1898)

Bien plus, des magistrats locaux lui promettent et lui élèvent des statues s'ils l'emportent sur leurs concurrents dans les élections municipales; quelquefois ils unissent son nom à celui de la Fortune. Les monuments figurés confirment ce que les inscriptions nous apprennent : la belle Victoire en bronze du musée de Constantine, le bas-relief trouvé à Philippeville, la statue mutilée de la galerie africaine du Louvre, forment un ensemble de témoignages que les découvertes de Carthage sont venues heureusement augmenter.
Source : Gallica

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