Résumé

Henri Thédenat,  Louis Courajod : paroles prononcées sur sa tombe (1896)

“ Mais à peine en a-t-il jeté les fondements, en pleine force, en plein talent, avant qu'il ait pu recevoir toutes les récompenses auxquelles il a droit, la mort l'enlève à la science, à l'art, à la France, à ses amis.
N'en cherchons pas bien loin la cause. Il y a un an, Louis Courajod vivait encore à côté de sa mère, dont il n'avait jamais été séparé. Chaque soir, il trouvait, près de cette âme aimante et douce, l'apaisement dont avait besoin son ardente nature.
”
Source : Gallica

Henri Thédenat,  Louis Courajod : paroles prononcées sur sa tombe (1896)

“ Icibas, l'oubli tombe sans cesse et couvre bientôt d'une couche uniforme les débris de ce qui n'est plus; mais la mémoire de Louis Courajod peut hardiment affronter l'épreuve du temps. Il fut un semeur d'idées; dans ses travaux et dans son enseignement, il a jeté trop de théories personnelles, trop d'aperçus nouveaux, pour que, même après lui, le travail de sa pensée ne continue pas son œuvre, comme ces rayons lumineux qui, dit-on, survivent longtemps encore à l'astre disparu d'où ils sont émanés. ”
Source : Gallica

Henri Thédenat,  Louis Courajod : paroles prononcées sur sa tombe (1896)

“ Pleurons-le donc, Messieurs, mais ne le plaignons pas ; ses hautes facultés n'auront pas connu l'affaiblissement des années. Il se survivra à lui-même, mais en laissant au cœur de ses amis un jeune et vivant souvenir, en léguant au patrimoine général de l'esprit humain quelque chose de son intelligence et de sa pensée. ”
Source : Gallica

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