Henri Thédenat Notice sur la vie et les travaux du baron A. de Ruble… (1899)

C'est bien véritablement de la grande histoire, de l'histoire générale. Si ses livres ne portent comme titres que les noms de Jeanne d'Albret et d'Antoine de Bourbon, c'est parce que, autour de ces deux personnages, évolue toute l'histoire de France à cette époque : la rivalité de François Ier et de Charles-Quint et les guerres de religion.
Loin de blâmer l'historien, il faut louer l'art avec lequel il sait fixer le personnage important, le fait central, et en faire comme le pivot de son récit.
Source : Gallica

Henri Thédenat Louis Courajod : paroles prononcées sur sa tombe (1896)

Mais à peine en a-t-il jeté les fondements, en pleine force, en plein talent, avant qu'il ait pu recevoir toutes les récompenses auxquelles il a droit, la mort l'enlève à la science, à l'art, à la France, à ses amis.
N'en cherchons pas bien loin la cause. Il y a un an, Louis Courajod vivait encore à côté de sa mère, dont il n'avait jamais été séparé. Chaque soir, il trouvait, près de cette âme aimante et douce, l'apaisement dont avait besoin son ardente nature.
Source : Gallica

Henri Thédenat Discours prononcé à la Société des antiquaires de France dans la séance du 5 janvier 1898 (1898)

Il eut le droit aussi d'être fier de l'œuvre accomplie : il avait trouvé sa voie et l'avait suivie avec une rare persévérance en pays nouveau et sur un sol vierge. En 1846, il s'était mis à l'œuvre sans aucun aide sérieux de travaux antérieurs. Cinquante ans plus tard, en mourant, il laissait des recueils de monuments, un manuel, des mémoires érudits, une méthode, une science : il avait créé l'archéologie chrétienne en France.
Source : Gallica

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