Résumé

Henri Thédenat Discours prononcé à la Société des antiquaires de France dans la séance du 5 janvier 1898 (1898)

Puis, quand notre confrère fut descendu dans la tombe, après que le garde général des Archives, le président de la Société de l'École des chartes et votre président lui eurent fait les derniers adieux, Léon Gautier vint, sur le bord du caveau, une fois encore, saluer son ami. Bientôt, s'élevant à ces hautes pensées chrétiennes qui lui étaient familières, il lui dit, non adieu, mais au revoir. « Pour nous aussi, « disait-il, et ce sont ses propres paroles, pour nous « aussi, le jour baisse, l'ombre descend, advesperascit; il « faut penser à la mort, il faut nous y préparer. »
Source : Gallica

Henri Thédenat Discours prononcé à la Société des antiquaires de France dans la séance du 5 janvier 1898 (1898)

Pour approfondir l'archéologie chrétienne de la Gaule, il fallait connaître l'église primitive, les conditions dans lesquelles elle s'est développée. De là, toute une série de mémoires parus à de longs intervalles, puis réunis en un volume. Ils ont trait aux martyrs, à leurs juges, à la procédure suivie, aux supplices, à différents usages des premiers temps. Ces travaux amenèrent Edmond Le Blant à essayer de reviser quelques actes des martyrs dans l'espoir de retrouver, sous les interpolations successives dont ces documents ont été l'objet, ce qui est ancien et sincère.
Source : Gallica

Henri Thédenat Discours prononcé à la Société des antiquaires de France dans la séance du 5 janvier 1898 (1898)

Il eut le droit aussi d'être fier de l'œuvre accomplie : il avait trouvé sa voie et l'avait suivie avec une rare persévérance en pays nouveau et sur un sol vierge. En 1846, il s'était mis à l'œuvre sans aucun aide sérieux de travaux antérieurs. Cinquante ans plus tard, en mourant, il laissait des recueils de monuments, un manuel, des mémoires érudits, une méthode, une science : il avait créé l'archéologie chrétienne en France.
Source : Gallica

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