Résumé

A. Rosne M. de Beauvais, évêque de Senez… (1883)

Après le premier succès de son Panégyrique, l'abbé de Beauvais avait été appelé à le prêcher de nouveau à la paroisse de la cour, à Versailles. Sa réputation y gagna encore, et Louis XV l'invita à se faire entendre dans la chapellë royale le jeudi-saint de l'année suivante, pour le
sermon de la cène. On est heureux d'entrer dans cette période de la vie de l'orateur : nulle part il n'acquit de plus véritables titres à l'admiration que dans les circonstances solennelles où il fit tomber du haut de la chaire sur le trône les plus courageux, les plus nobles avertissements.
Source : Gallica

A. Rosne M. de Beauvais, évêque de Senez… (1883)

M. de Beauvais, son oncle, chef du bureau de l'agence générale et garde des archives du clergé, voulut lui servir de père et guider ses premiers pas dans la vie militante. Cet homme de bien s'attacha d'abord, avec une sage prudence, à prémunir son pupille contre les louanges prématurées qui lui venaient de tous les côtés. Tant de jeunes gens prennent ces flatteries pour de vraies promesses de succès, tandis que le monde les prodigue avec une insouciance qui devrait donner la mesure de leur néant ! Rien ne pouvait être plus utile au futur orateur que de pareils avertissements.
Source : Gallica

A. Rosne M. de Beauvais, évêque de Senez… (1883)

« Si vous avez des entrailles, si vous « êtes hommes, que votre attention se réveille : c'est le « héros de l'humanité, c'est le père des pauvres qui va « paraître. » Puis il exalte le « citoyen » qui a surpassé la bienfaisance des rois les plus célèbres. Si vraiment M. de Beauvais a conçu le projet de battre en brèche les doctrines nouvelles dans ce morceau d'éloquence, il s'est bien trompé. Ce n'était pas en abaissant le saint qu'il pouvait grandir l'homme, ni en quittant le terrain sacré qu'il pouvait y ramener les incrédules.
Source : Gallica

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