E. Aubry-Vitet, Les Sermonnaires du moyen âge
“ C’est de ces pépinières sacrées que sortent les évêques prédicateurs dont nous venons de citer les noms; c’est dans ces foyers que se perpétue, comme jadis la flamme des vestales, le feu sacré de l’éloquence, et c’est là qu’au XIe siècle, lorsque l’esprit humain se dégage des ruines qui l’étouffaient, les orateurs naissans le retrouvent couvert de cendres, mais brûlant encore. Certes alors l’art oratoire est bien peu de chose; le peu qui en reste, c’est la chaire qui l’a conservé, et c’est la chaire aussi qui le relève et lui redonne la vie. ”
