Résumé

H. Sauvage Saint François de Sales, prédicateur… (1874)

Mais doit-on pour ce motif méconnaître ou oublier les services du prédicateur ? Rien dans François de Sales ne peut nous trouver indifférents. Placé dans ce temps qui n'étant plus le XVIe siècle, n'est pas encore le XVIIe, après les débuts de notre littérature, avant son épanouissement, entre Montaigne et Bossuet, l'évêque de Genève, si français par le style et l'esprit, a dû laisser partout, dans les lettres, des traces profondes de son influence. Chacun des genres, auxquels il a touché, a dû faire, grâce à lui, des progrès plus ou moins marqués.
Source : Gallica

H. Sauvage Saint François de Sales, prédicateur… (1874)

Les orateurs l'éviteront bien moins encore lorsque le symbolisme et l'allégorie auront envahi les temples, les chaires, les écoles, les livres, et laissé aux générations futures, à côté de sublimes symboles et de magnifiques conceptions, des monuments trop nombreux de la rude familiarité de nos ancêtres. La puérilité et le mauvais goût corrompront alors l'exégèse, la feront déchoir de son rang, et l'Ecriture, ce fondement de la prédication, cet aliment inépuisable de l'éloquence, menacera d'en devenir l'obstacle et le fléau.
Source : Gallica

H. Sauvage Saint François de Sales, prédicateur… (1874)

L'un vise à l'effet et arrive nécessairement à l'emphase ou tombe dans la trivialité. Chez lui, c'est l'esprit surtout qui parle, et dès lors le style est tour à tour creux et déclamatoire, ou puéril et grossier.
L'ardeur qui l'échauffé n'est trop souvent qu'une certaine verve épaisse et gaillarde qui n'a rien de commun avec l'émotion véritable.
François de Sales, au contraire, est toujours naturel et trouve dans l'oubli de lui-même la règle et la garantie de son goût. Sa phrase est toujours attachante, car c'est le cœur qui la lui dicte el le seul amour des âmes qui l'inspire.
Source : Gallica

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