Résumé

Henri de Ferry Discours de réception à l'Académie de Mâcon… (1867)

Le niveau intellectuel du Lapon, de l'Esquimau, du Kalmouck, de l'habitant du Kamschatka, des sauvages populations des côtes ouest de l'Amérique du Nord entrevues par le capitaine Cook, voilà donc le bilan des tribus des premiers âges de la pierre à leur apparition sur cette terre d'Europe aujourd'hui foyer lumineux du globe !
Il n'est donc pas étonnant que la connaissance de ces races, soit restée si longtemps ensevelie dans les ombres du passé. Les civilisations seules fournissent des histoires et des historiens ; la barbarie n'en a pas.
Source : Gallica

Henri de Ferry Discours de réception à l'Académie de Mâcon… (1867)

La barbarie entourait donc positivement les civilisations d'une barrière immense et continue. Aujourd'hui les rôles son changés et la civilisation éclaire les deux hémisphères. A notre tour nous cernons la barbarie et voici les indices qui surgissent de toutes parts : les peuples en voie de se réunir, les frontières près de s'abaisser ou même de disparaître, un grand apaisement dans les passions destructrices du genre humain.
Source : Gallica

Henri de Ferry Discours de réception à l'Académie de Mâcon… (1867)

Pour garder sa place au soleil, depuis l'insecte jusqu'au grand pachyderme, il faut que tout ce qui existe s'entre-tue ou dévore ; au contraire, pour que notre race s'épanouisse et arrive à son maximum de bien être et d'intelligence, elle doit à force de travail pacifique, multiplier ses moyens d'existence, centupler les produits de la terre, consolider le présent et assurer l'avenir. L'animal détruit pour vivre, l'homme produit pour exister.
Source : Gallica

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