Résumé

Eugène Toulouze Mes fouilles archéologiques aux quartiers Saint-Marcel… (1898)

Les peuples de l'antiquité attachaient une religieuse importance à l'inhumation de leurs morts. C'est la vieille tradition classique : l'âme de celui qui avait été privé de sépulture errait éternellement sur les bords du Styx, dont les eaux étaient considérées comme un poison mortel. Les Grecs et les Romains incinéraient le plus souvent leurs morts, et les cendres, recueillies pieusement, étaient renfermées dans des urnes en terre, en verre, ou plus rarement en bronze ou en pierre, dont la conservation était chose sacrée pour la famille.
Source : Gallica

Eugène Toulouze Mes fouilles archéologiques aux quartiers Saint-Marcel… (1898)

Je me souviens que les hommes que j'ai employés dans mes fouilles hésitaient à me croire lorsque, prenant un fémur ou un humérus, je le comparais aux miens devant eux et voulais ainsi leur prouver que la taille des morts, dont nous trouvions les ossements, ne dépassait pas souvent la taille ordinaire (1 m. 66) . Et cela me porta naturellement à faire quelques réflexions sur la stature des hommes, selon les âges et les latitudes. On aurait
encore tendance aujourd'hui à s'imaginer des races de géants, comme en rêvait la crédulité populaire dès la plus haute antiquité.
Source : Gallica

Eugène Toulouze Mes fouilles archéologiques aux quartiers Saint-Marcel… (1898)

Nous recueillons une bague ou chevalière en cuivre, du commencement du XVIIe siècle: elle sort des mains du fondeur en bronze ; le chaton est un cachet qui offre une tête de lion à crinière hérissée et ondulée ; cette gravure en creux laisse à désirer au point de vue du dessin, le menton si caractéristique du fauve manque d'étude, la gravure décorative de l'anneau n'a pas été entreprise avant la perte de notre petit monument, témoin de la gravure du XVIIe siècle.
Source : Gallica

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